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Philippe Gourdou

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Mieux vivre avec des handicaps

« On nous oblige à l’École des Mines Albi à partir en stage à l’étranger. Le problème, c’est qu’on y prend goût », sourit Philippe Gourdou. Installé à Montréal depuis 2007 après deux séjours en Corée, le jeune homme a fait une demande de résidence permanente pour s’y installer définitivement avec son épouse coréenne.

« Les hivers sont durs. Mais la vie est agréable, à la fois relax, cosmopolite et dynamique. Et dans mon domaine professionnel, la biomécanique, Montréal est un des centres d’excellence mondiaux », dit-il.

Atteint d’hémiplégie, Philippe Gourdou voulait, enfant, construire des appareillages pour améliorer le quotidien des personnes souffrant de handicaps moteurs. Il s’approche de son objectif en travaillant au sein d’une équipe de chercheurs physiothérapeutes qui développe des exercices de réadaptions dans un laboratoire de recherche de l’université de Montréal.

« Nous montons des expériences pour étudier les mouvements, de l’épaule ou de la marche par exemple, afin d’imaginer ensuite des exercices pour optimiser la rééducation des patients », explique-t-il. Un travail de recherche avec une forte dimension technologique.

« J’ai du compléter ma formation d’ingénieur généraliste par un master recherche en technologies de la santé que j’ai suivi à Montréal. Mon cursus à l’École des Mines Albi m’est toutefois utile chaque jour. Les ingénieurs français étant moins spécialisés que les canadiens mais ayant une compréhension plus globale des problèmes. C’est un atout quelque soit le secteur d’activité qu’on choisit ensuite ».